L’auteur
Le livre que j’aurais aimé découvrir en tant que lecteur.
Qui je suis
Je m’appelle Yohan Dupuy, je suis artiste multidisciplinaire spécialisé dans les arts graphiques, plastiques et digitaux. Et Poussé par une inextinguible curiosité qui restera toujours mon fil conducteur.
Mon parcours est celui d’un autodidacte, après un passage par les beaux-arts. L’infographie 3D, le développement, le design d’interfaces, les arts plastiques, l’illustration, la vidéo. Dix-huit ans en indépendant comme webdesigner et illustrateur numérique, quatre ans en motion design et montage, et aujourd’hui la création 3D.
À chaque étape, je n’ai pas cherché à accumuler des compétences pour elles-mêmes. Je me suis laissé guider par mes envies. Il y a tant à explorer, encore.
Écrire
J’ai toujours écrit pour moi. Des carnets, des pensées, des poèmes. J’aime jouer avec les mots comme avec l’image, les triturer, les confronter, travailler leur substance.
Et je suis meneur de jeu de rôle depuis trente ans. J’ai écrit beaucoup de scénarios, les plus nombreux dans l’univers de L’Appel de Cthulhu. Il était naturel que je finisse par vouloir en rendre un vivant.
Boston, 1926
Les années vingt et le Massachusetts sont un clin d’œil à H.P. Lovecraft, il y en a d'autres dans le récit, glissés subtilement. Il s’y passe, en fiction, des choses bien singulières. L’époque elle-même me fascine, les balbutiements et les limites des technologies rendent l’isolement plus tangible. La pègre et la Prohibition complètent ce décor, et j’y fais parfois allusion.
La culture juive est venue autrement. Je cherchais depuis longtemps à tirer un scénario de la légende urbaine de la boîte du Dybbuk. En faisant les recherches, j’ai trouvé bien plus que ce que j’étais venu chercher.
Sept ans, deux arrêts
En réalité un peu plus, mais j’ai arrêté de compter.
Je ne suis pas écrivain professionnel. L’écriture m’a demandé du temps et une exigence de tous les instants, essentiellement sur mes loisirs, par passion. Si je devais condenser, Maximilien représente environ deux années à temps plein.
Je me suis arrêté deux fois, la seconde pendant quatre ans. Je n’avais pas mesuré l’ampleur de mon ambition, plus j’avançais, plus j’enrichissais et complexifiais, jusqu’à m’y perdre, saturer, me décourager. À chaque fois je suis revenu, avec un regard neuf, encouragé par le recul et par la qualité de ce que j’avais déjà créé. À chaque fois je me suis dit que ça valait le coup de continuer.
Puis 2026 est arrivé. Un siècle exactement après les événements du récit. J’y ai vu le signal qu’il était temps d’en finir.
Ce que je crois
Je crois profondément que l’interactivité peut enrichir la littérature sans la dénaturer. Utilisée avec retenue, elle offre au lecteur un espace où son propre regard devient une partie du récit. C’est pourquoi je voulais une œuvre où la technologie ne soit jamais une démonstration, mais une présence discrète au service de l’émotion.
Mes histoires parlent rarement de héros. Elles parlent d’êtres humains confrontés à leurs failles, à leurs contradictions, à leurs peurs, à leurs choix. Les dimensions fantastiques ou horrifiques qui traversent Maximilien sont le langage d’une exploration intérieure. Ce qui m’intéresse n’est pas le monstre tapi dans l’ombre, mais celui qui naît parfois au cœur de nos certitudes.
Je crois aussi que la création demande de la sincérité. J’essaie d’écrire sans cynisme, sans manipulation émotionnelle, sans délivrer de réponses toutes faites. Je préfère poser des questions. Laisser une place au doute. Inviter chacun à construire sa propre lecture.
S’il fallait résumer Maximilien en une phrase, je dirais que c’est le livre que j’aurais aimé découvrir en tant que lecteur. Une œuvre qui fasse confiance à l’intelligence de son public.
Comment les images et animations sont faites
Ma fiche Steam signale l’usage d’outils d’intelligence artificielle. C’est exact, et cette page est l’endroit où je peux dire ce que cette mention recouvre.
Chaque production commence par un dessin, un montage à la tablette graphique. Elle passe ensuite par des passes génératives sur des modèles que je fais tourner en local, puis revient sur la tablette, où je la reprends à la main jusqu’à ce qu’elle soit ce que je voulais.
La génération est une étape du processus. Elle n’est pas le processus. Je suis illustrateur numérique depuis vingt ans, et ce qui décide si une image reste est la même chose que ça l’a toujours été.
Ce qui m’intéresse dans ces outils n’est pas le remplacement de la création, mais l’élargissement du champ des possibles. La technologie n’a de valeur, à mes yeux, que lorsqu’elle demeure profondément humaine.
Ceux qui ont travaillé dessus
Gaëtan Larant et Nicolas Thonney sont des amis de longue date, artistes comme moi aux multiples casquettes, et dont j’admire le travail. Leur regard m’a fait sortir de mes schémas et de mes réflexes, ce qui donne à Maximilien une densité que je n’aurais pas obtenue seul, variée et parfois contrastée. Je leur ai donné carte blanche avec quelques contraintes, et c’est dans cette liberté qu’ils m’ont fait les propositions les plus surprenantes.
Lucia Desogus a signé la traduction anglaise. Je l’ai choisie sur un échantillon produit rapidement et déjà juste, et parce que j’ai été touché par sa sensibilité d’écriture. Passionnée de littérature américaine, elle a compris tout de suite ce que je cherchais, quelqu’un capable d’entendre la subtilité des images et des métaphores, et de les restituer avec fluidité.
Je souhaite que Maximilien vous offre autant de plaisir et de résistance qu’il m’en a demandé.
Yohan Dupuy, août 2026.